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Libertés syndicales

Grève du SNEC : Moukagni Iwangou menace les grévistes et exige un service minimum


Société
  • Grève du SNEC : Moukagni Iwangou menace les grévistes et exige un service minimum © 2019 D.R./Info241
Publié le 11 juillet 2019 à 07h59min

La grève du Syndicat national des enseignants-chercheurs (SNEC) exaspère le ministère de l’Enseignement supérieur. Débuté le 10 juin dernier, celle-ci a encore été reconduite ces derniers jours pour deux semaines. Toute chose qui a fait bondir Jean de Dieu Moukagni Iwangou qui via un communiqué, menace les grévistes de poursuites pour « trouble à l’ordre public » et de « sanctions individuelles » tout un exigeant sous 48h la mise en place d’un service minimum.

Après avoir tenté de déminer la grève des enseignants du supérieur par des réunions de concertation infructueuse, Jean de Dieu Moukagni Iwangou sort désormais le bâton. Le ministre du Supérieur a en effet dans un communiqué daté du 9 juillet annoncé la couleur contre les grévistes du SNEC qui selon lui ne respecteraient pas plusieurs loi en matière de grève en république gabonaise.

Dans un communiqué parvenu à la rédaction d’Info241, Moukagni Iwangou qui au demeurant reconnait « la pertinence » de leurs revendications - la régularisation des situations administratives des enseignants, le règlement de leurs vacations, et l’amélioration du régime des retraites applicable à leur corporation -, dit « constater, que depuis le déclenchement de cette grève, le SNEC dresse des barricades devant l’entrée officielle de l’Université Omar Bongo, et vient de sceller l’entrée des locaux de l’Institut Supérieur des Technologies (IST) ». Toute chose qui met visiblement le ministre de tutelle dans une colère noire.

« Cet état de fait, de nature à empêcher l’accès aux lieux de travail des personnes non grévistes, tombe sous la sanction de la loi n° 18/92, du 18 mai 1993 fixant les conditions et le fonctionnement des organisations syndicales des agents de l’État », souligne le communiqué. D’où la promesse de "sanctions individuelles contre les responsables syndicaux, et sans préjudice des poursuites pouvant être engagées au pénal en cas de trouble à l’ordre public".

Pour ce magistrat de formation longtemps à l’opposition avant de rejoindre le camp d’Ali Bongo et son gouvernement, les grévistes violeraient les articles 22 et 24 de cette loi n° 18/92 du 18 mai 1993 qui oblige qu’"un service minimum doit être mis en place par le ou les syndicats des agents de l’État concernés". Mais aussi et surtout que « les agents en grève doivent respecter le principe de la liberté du travail. Ils ne doivent en aucun cas empêcher l’accès aux lieux de travail des personnels non grévistes et de ceux chargés d’assurer le service minimum ».

D’où le rappel à l’ordre du ministre aux syndicalistes en grève pour dit-il « préserver la liberté syndicale des grévistes, et la liberté d’aller et venir des non grévistes en milieu universitaire ». Moukagni Iwangou exige donc sans ambages du SNEC de « lui faire connaître sous quarante-huit (48) heures, les mesures prises par ses soins, aux fins de droit ». Des menaces de représailles qu’apprécieront les syndicalistes qui ont donc jusqu’à ce jeudi pour s’exécuter.


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