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Propagande médiatique

Global Business Forum : Ali Bongo assume son statut de milliardaire fortuné à New-York


International
  • Global Business Forum : Ali Bongo assume son statut de milliardaire fortuné à New-York © 2017 D.R./Info241
Publié le 21 septembre 2017 à 13h57min

Le régime d’Ali Bongo se spécialise désormais dans les camouflets diplomatiques retentissants. Après avoir été rejeté du déjeuner organisé à New-York par Donald Trump, le président controversé s’est consolé en se faisant inviter mercredi à travers ses lobbyistes cher payés, par Michael Bloomberg, l’entrepreneur et ancien maire de New York, à participer au Global Business Forum qui réunit les grandes fortunes de ce monde. L’héritier de Delta Synergie est à l’origine de la grave crise économique qui secoue le pays. Suite à sa mauvaise gouvernance et aux pillages abusifs du Trésor public gabonais de son régime, ce qui ne l’a pas empêché d’assumer son statut de milliardaire fortuné curieusement en se disant être au service d’une politique économique au bénéficie des hommes et de l’environnement.

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Déni de réalité quand tu nous tient ! Ali Bongo est devenu le pigeon ballon d’or de tous les lobbyistes en quête de clients très fortunés comme il l’est pour se faire un bénéfice démesuré à des fins médiatiques et propagandistes. La présidence gabonaise a longuement vanté par le truchement des médias d’Etat à sa solde la participation au Global Business Forum organisé en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Pour quel but ? Avec quelle incidence sur le développement du Gabon ?

A titre de rappel, l’héritier contesté d’Omar Bongo tire sa richesse est celle de sa famille Bongo Ondimba par le canal de l’omnipotence illégale de la holding familiale, Delta Synergie, sur tous les pans de l’activité économique gabonaise. Une success business stories familiale de corruption, de délit d’initié, de prise illégale d’intérêt, et de détournements massifs des deniers publics à outrance. Un exemple de mafia économique à l’africaine. Ali Bongo est l’auteur d’un modèle d’enrichissement illicite et de gouvernance économique qui n’ont pas leur place au Global Business Forum. Est-ce que les équipes de com d’Ali Bongo s’interrogent sur la cohérence et la pertinence de toutes ses sorties publiques ? Une chose est certaine et c’est l’unique information, Ali Bongo ne boude plus sa joie et sa fierté de s’afficher comme un milliardaire qui a fait fortune avec quels bénéfices entrepreneuriaux ? Quelles sont ses entreprises cotées en bourse ou ses réussites économiques et de bonne gouvernance dans sa gestion du Gabon ?

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Pour l’opinion gabonaise, il est nécessaire de s’interroger sur qu’est-ce que le Bloomberg Global Business Forum ? En effet, c’est un rendez-vous économique qui réunit toutes les grandes fortunes de la planète et leurs partenaires en vue de s’engager à faire face au progrès social et économique dans les décennies à venir. Ce n’est pas un rendez-vous au sommet des chefs d’Etat. Car les partenaires et acteurs de cet événement historique incluent sont des grandes fortunes mondiales qui ont bâti leurs richesses dans la création à succès d’entreprise que sont notamment : Michael R. Bloomberg, Fondateur de Bloomberg L.P. et Bloomberg Philanthropies et maire de trois mois de la ville de New York ; Son Altesse Royale Le Prince Héritier d’Arabie Saoudite Mohammad bin Salman bin Abdulaziz, Président Fondation MiSK ; John Elkan, Président et PDG EXOR ; Aliko Dangote, Président et chef de la direction Dangote Industries Limited ; Jack Ma, Président exécutif Groupe Alibaba ; Anand G. Mahindra, Président Groupe Mahindra.

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Les problématiques de ce Global Business Forum s’articule autour de ces constats : après une année de profondes chocs politiques pour l’ordre économique de la Seconde Guerre mondiale, dans lequel la mondialisation elle-même a été assiégée, comment les chefs d’entreprise représentent-ils un chemin clair ? Comment les leaders des entreprises et du gouvernement peuvent-ils créer un cadre plus transparent, plus équitable et durable pour l’économie mondiale ? Et, de manière cruciale, comment les dirigeants politiques, en étroite collaboration avec les PDG mondiaux et les autres chefs d’entreprise, construisent-ils un nouvel ordre économique multilatéral pour résoudre les défis qui ont entraîné le démantèlement de tant d’hypothèses et d’institutions du vingtième siècle ? C’est d’abord avant tout un forum pour les chefs d’entreprises de renom pour parler d’investissement économique et pour des échanges de bons procédés économiques et financiers.

A cette occasion, tenez-vous bien, selon la direction de la communication de la présidence gabonaise, « Ali Bongo, l’héritier garni de la holding Delta Synergie a plaidé en faveur d’une nouvelle manière de concevoir et de conduire le développement au bénéfice des hommes et de l’environnement. Un plaidoyer qui a mis l’accent sur l’importance d’une action concertée dans l’esprit du Pacte Mondial pour l’Environnement, lancé mardi 19 septembre par le Président de la République française Emmanuel Macron. Il a appelé la communauté internationale à travailler de concert à l’émergence d’un nouveau modèle de développement et de gouvernance, plus vertueux envers les populations et les ressources naturelles, lors de sa participation au Global Business Forum organisé ce mercredi ». Quel est le rapport ?

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Ce n’est pas tout, le Global Business Forum a été l’occasion pour Ali Bongo selon la note d’information de ses équipes de presse « de réaffirmer son engagement à lutter contre le changement climatique, à quelques semaines de la COP23 où il défendra, comme il l’a confirmé, l’Accord de Paris autour duquel le numéro un gabonais compte mobiliser ses pairs africains. Le président contesté a en outre rappelé son rôle de coordonnateur du bureau du Comité des chefs d’Etat et de gouvernement africains sur le changement climatique (CAHOSCC) et les trois axes prioritaires de sa stratégie que sont l’effectivité des mesures prises contre le changement climatique, plus de financements et l’amélioration de la gouvernance des institutions environnementales ». De quoi parle-t-on ?

Nous sommes à mêmes de nous poser la question si cet argumentaire n’est pas trop tiré par les cheveux. N’est-ce pas la posture politique véritable du profito-situationniste en quête de légitimité et de crédibilité avec laquelle le locataire du palais du bord de mer veut s’imposer à tout prix au pouvoir ? Ce qui importe pour Ali Bongo et ses adulateurs est que cette rencontre dit « de haut niveau réunissait pour sa première édition de nombreux décideurs politiques et certains hommes d’affaires les plus influents de la planète ». Il faut noter qu’au cœur des échanges, il a été question des enjeux liés au développement durable et la recherche de solutions innovantes aux problèmes majeurs que sont le changement climatique, l’éducation et le manque d’infrastructures.


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