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Fraude au BAC

Ali Bongo élève médiocre, s’est octroyé le baccalauréat grâce au coup de pouce de l’Elysée


Analyse
  • Ali Bongo élève médiocre, s’est octroyé le baccalauréat grâce au coup de pouce de l’Elysée © 2017 D.R./Info241
Publié le 7 juillet 2017 à 11h03min

Ali Bongo et sa famille présidentielle semblent avoir dans leur ADN la tricherie comme comportement admis et intégré dans les gênes en complicité avec les réseaux de la France-afrique. Les téléspectateurs du monde entier qui ont suivi le dernier numéro de "Complément d’enquête" intitulé « Le clan Bongo : une histoire française » diffusé jeudi 6 juillet sur les antennes de France Télévisions sont tombés des nues avec le lot de révélations fracassantes sur le locataire du palais du Bord de mer, notamment la marchandisation effectuée par son père Omar Bongo pour l’obtention de son baccalauréat.

Le plan de communication de l’équipe présidentielle vire à une opération éhontée qui met en mal la représentation du sommet de l’Etat gabonais. Ce portrait inachevé de 52 minutes d’Ali Bongo, incriminé de fraude électorale et de dictature sanguinaire par ses opposants, signé Donatien Lemaître et Laurent Dy, révèle la supercherie qui a emmené Omar Bongo à influencer l’Elysée pour l’obtention de son baccalauréat. Cette famille qui est au commande du pays depuis 50 ans en discontinue s’était déjà distinguée dans les années 70 avec les réseaux françafricains pour voiler les tares scolaires de leur fils adoptif.

Les faits. Au cours du reportage qui revient sur les traces de l’enfance d’Ali Bongo, et son passage soudainement à 6 ans à Alès dans le sud de la France pour son apprentissage. Son parcours de formation saccadée le conduit a posé ses valises d’écolier « médiocre » et « très, très moyen » à la nantie Institution Notre-Dame de Sainte-Croix de la richissime ville de Neuilly-sur-Seine pour l’obtention de son bac de manière frauduleuse. D’ailleurs, on y découvre dans l’enquête de France 2 que le nom du président controversé gabonais n’y figure aucunement dans l’annuaire millésime 1977, des bacheliers attestés dans les règles de l’art qui avaient obtenus leur baccalauréat.

Pour le comprendre, les journalistes ont interrogé Jean-Paul Benoît, qui était à cette époque directeur de cabinet au ministère de la Coopération et qui a précisé l’entourloupe de cette falsification du faux bac du président contesté gabonais. Le diplomate français M. Benoît indique avec assurance que c’est par l’intervention obligée de René Journiac, conseiller Afrique du Président français de cette période, Valéry Giscard d’Estaing qu’Omar Bongo constatant l’échec cuisant d’Ali Bongo au Bac, à l’approche du sommet de l’OUA, a usé de son influence et de son carnet d’adresse de parangon de la France-Afrique pour sauver la face. Pour être plus précis, l’académie simula que deux des copies du candidat secouru Ali Bongo avait été perdues et on lui octroya malicieusement la moyenne.

Pour l’obtention du baccalauréat d’Ali Bongo, Omar Bongo a usé de sa malice légendaire pour voir couronner son fils d’un succès déshonorant. Finalement, le faux, la fraude sont ancrés dans la famille Bongo-Ondimba. De l’acte de naissance multiple et querellé, écumé de falsifications administratives répétées, en passant par l’obtention du bac, de la maîtrise et du doctorat à la Sorbonne sous commandes, celui qui se force d’incarner la présidence de la République gabonaise est frappé par le saut de l’inexactitude réelle des résultats scolaires.

In fine, on peut donc pousser l’interprétation de cette fraude à répétition en interrogeant l’incompétence notoire d’Ali Bongo a assumé la lourde charge de président de la République. Il n’est donc pas étonnant que les mauvais choix politiques, les erreurs occurrentes de gouvernance, les pillages abusifs des deniers publics, les projets saupoudrés, les maquettes de projet à n’en point finir, soient la marque de fabrique du fils Bongo à la tête du Gabon depuis 2009. Partant de son enfance, Sieur Alain Bongo n’a jamais eu un niveau de formation requis à réaliser une simple tâche administrative.


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