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Dette publique

Fitch abaisse encore la note du Gabon à B avec perspective négative


Economie
  • Ali Bongo et son épouse posant avec des employés © 2017 D.R./Info241
Publié le 14 octobre 2017 à 14h18min

La course effrénée du Gabon à l’endettement rassure de moins en moins les investisseurs étrangers. Hier, c’est l’agence de notation américaine Fitch qui a nouveau sonné le glas en abaissant à nouveau la note de la dette du Gabon, rangeant le pays pétrolier en perspective négative. L’institut pointe la détérioration de l’endettement et de la situation budgétaire du pays qui sont tous sauf reluisants.

L’avenir économique du Gabon ne semble pas rassurer les investisseurs étrangers malgré les discours et autres sorties médiatiques des autorités gabonaises. La célèbre agence de notation Fitch a en effet abaissé vendredi la note de la dette du pays riche en matières premières de « B+ » à « B » tombant plus bas dans la catégorie spéculative et l’agence pourrait encore l’abaisser dans les prochains mois.

Fitch affirme que cette dégradation reflète « la vive détérioration des comptes budgétaire et extérieur du pays, l’accumulation d’importants arriérés intérieurs comme extérieurs ainsi que le gonflement de la dette publique » à la suite de la baisse des prix pétroliers à partir de 2014. Un crédit de 642 millions de dollars accordé en juin dernier sur trois ans par le Fonds monétaire international (FMI) « va probablement faciliter la situation de la trésorerie, soutenir les réformes » et peut-être entraîner la contribution d’autres créanciers multilatéraux comme bilatéraux, espère Fitch.

La perspective d’une dégradation supplémentaire de la note reflète en outre « les risques de non-application des conditions du programme du FMI qui pourraient entraîner un retard dans le versement de son aide ». Les arriérés du pays se montent à 2% du Produit intérieur brut (PIB) pour les créanciers extérieurs et à pas moins de 7,7% du PIB pour les retards de paiements intérieurs, comme les remboursements de TVA ou le paiement de fournisseurs. Le déficit budgétaire a gonflé à 6,6% du PIB après 4% en 2015.

La croissance de l’économie, elle, ne devrait pas dépasser 0,8% cette année dans le sillage d’un vif déclin de la production pétrolière et d’un affaiblissement du secteur privé, affirme encore Fitch. L’activité pourrait reprendre en 2018 pour progresser de 2,7% puis de 3,6% en 2019, selon les prévisions de cette agence de notation.


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