Gynécologie

Fibromes utérins : les médecins gabonais sensibilisés à la technique de l’embolisation

Fibromes utérins : les médecins gabonais sensibilisés à la technique de l’embolisation
Une vue des participants à ce séminaire scientifique, ce mercredi au CHUL © 2020 D.R./Info241
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C’est à la faveur d’un séminaire organisé ce mercredi à la salle de conférence du CHU de Libreville qu’étudiants en médecine et gynécologues ont été outillés sur l’embolisation des fibromes utérins, un traitement non chirurgical existant depuis 1995. Un séminaire scientifique qui a vu la participation d’experts de la question, venus édifier les professionnels sur cette technique médicale qui permet de traiter avec succès les méno-métrorragies dans 80 à 90% des cas et des syndromes de compression pelviens dans 80% des cas en une seule session.

Selon le professeur Paulette Yapo, conférencière venue de Côte d’Ivoire, 70 à 80% de femmes noires souffrent de fibromes utérins à partir de 35 ans et 8 femmes sur 10 en Afrique et en Asie souffrent de cette pathologie gynécologique. A contrario, on dénombre que 2 femmes sur 10 atteintes en Occident.

Comment agit cette technique médicale chez la femme

En effet, les fibromes utérins sont des tumeurs bénignes (non cancéreuses) situées sur la paroi de l’utérus, de façon isolée ou en groupe. Celles-ci se nourrissant de sang et font leur apparition dès l’arrivée des premières règles chez les jeunes adolescentes. Avant de continuer à croire au fil des années.

François Meye, doyen de la Faculté de médecine du CUSS, répondant aux questions de la presse

D’après Paulette Yapo, le Gabon dispose du matériel adéquat cependant, il présente un déficit au niveau des ressources humaines. Elle appelle donc les gynécologues à se former à l’embolisation des fibromes utérins. « Il faut au moins 30 médecins formés dans ce domaine pour traiter les malades », a préconisé la conférencière ivoirienne.

Les fibromes sont entre autres à l’origine de nombreux décès lors des accouchements. La lutte contre cette maladie permet de conserver un utérus sain afin d’assurer un développement normal et sans risque du fœtus chez la femme enceinte.


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