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retour du MOGABO

Faustin Boukoubi fustige la sortie controversée des 5 « amis » d’Ali Bongo


Politique
  • Faustin Boukoubi fustige la sortie controversée des 5 « amis » d’Ali Bongo © 2017 D.R./Info241
Publié le 2 août 2017 à 07h01min

Décidément la sortie controversée de vendredi dernier des 5 « amis indisciplinés d’Ali Bongo » continue d’agacer la classe politique gabonaise. Cette fois, la contradiction ne vient pas de l’opposition mais du parti au pouvoir depuis 1968 qui via son secrétaire général, Faustin Boukoubi, a fustigé le « contournement » auquel se seraient livrés ces PDGistes qui d’ailleurs, travailleraient pour « eux-mêmes ». Le parti dit « prendre acte » de cette sortie.

La conférence de presse du 28 juillet dernier des 5 "fanatiques" appelés aussi "faucons" d’Ali Bongo que sont Alain Claude Bilie By Nze, Pacôme Moubelet Boubeya, Blaise Louembé, Ali Akbar Onanga Y’Obegue et Simon Ntoutoume Emane continue de faire des remous. Cette fois, de la part du parti dont ils sont membres. Le Parti démocratique gabonais (PDG) a fustigé cette sortie qui pourrait s’avérer "contre-productive" pour Ali Bongo, a confié hier Faustin Boukoubi à Gabon télévision.

Reconnaissant tout de même que tous les militants du parti pouvaient s’exprimer librement, le secrétaire général du PDG n’a pas manqué de déplorer l’existence de cadres « disciplinés et indisciplinés  ». « Ce n’est pas la première fois que des militants s’amusent à contourner le parti officiel », a t-il lancé à l’endroit des 5 conférenciers dont les propos avaient été diversement appréciés dans l’opinion.

L’extrait de la réaction du PDG à cette sortie publique des faucons du régime

Magnant à la perfection l’art de la langue de bois et du recadrage à demi-mots de ces PDGistes "indisciplinés", Faustin Boukoubi a eu du mal à cacher son agacement face à cette sortie qui visiblement a été faite sans l’aval du parti qu’il dirige "au quotidien". Avant d’indiquer qu’Ali Bongo connaissait lui-même, qui sont les véritables cadres du parti et « ceux qui travaillent pour eux-mêmes ».

Des mots durs pour désigner ces militants et ministres du parti au pouvoir qui avaient voulu lors de la présidentielle, mettre sur pied un mouvement autonome le Mogabo, se disputant même la primeur d’agir pour Ali Bongo en lieu et place de son parti, hérité après la mort de son père. Le Mogabo voudrait-il renaître de ses cendres et "contourner" à nouveau les instances officielles du PDG ?


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