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Dette intérieure

Apurement de la dette intérieure : les sociétés gabonaises toujours en attente de paiement


Economie
  • Une vue de Libreville © 2018 D.R./Info241
Publié le 5 mars 2018 à 15h23min

Le Club de Libreville avait conclu avec le gouvernement gabonais un protocole d’apurement de 77% de la dette intérieure du Gabon. Une première tranche de ce règlement devait intervenir courant février, depuis les 177 entreprises signataires sont toujours en attente de règlement. Un retard à l’allumage qui laisse planer de nombreux doutes sur la capacité de l’Etat gabonais à tenir à ses engagements. Ce d’autant que ce plan d’apurement fait partie intégrante du vaste plan de relance économique du pays signé avec le FMI.

Pourtant annoncé à grand renfort médiatique le mois dernier, l’échéancier de règlement de la dette intérieure gabonaise aux 177 entreprises signataires a déjà du plomb dans l’aile. Les entreprises signataires sont en effet sans nouvelle du paiement de la première tranche de 160 milliards prévue pour avant le 28 février. En effet, le mois dernier, l’Etat gabonais avait décidé d’apurer 77% de sa dette intérieure soit un total 310 milliards d’une dette initiale évaluée à 400 milliards FCFA.

Le ministère du Budget et des Comptes publics à la manœuvre dans ce dossier, est resté plus que silencieux aux relances du Club de Libreville. Selon certaines indiscrétions, les complications se situeraient au niveau de la Commission bancaire d’Afrique centrale (COBAC), le gendarme financier de la sous-région qui doit y jeter un œil. Une donnée imprévue visiblement dans le chronogramme envisagé par le gouvernement gabonais.

Dans l’échéancier conclu le 9 février, l’Etat prévoyait deux tranches d’apurement. La première de l’ordre de 160 milliards, devait être versé au Club de Libreville qui a à sa tête le groupe BGFIBank. La seconde tranche de 150 milliards devait intervenir dans un délai d’un mois via un rachat par les institutions bancaires ou financières locales.

En contrepartie de cet effort important consenti par l’Etat gabonais, les entreprises bénéficiaires s’étaient engagées à réinvestir une partie des montants remboursés afin de participer à l’effort de relance de l’économie nationale sous la forme de création d’emplois, de reprise des chantiers arrêtés (logements sociaux, infrastructures…), etc.

En attendant donc l’effectivité du paiement de cette première tranche, les 177 entreprises gabonaises et leur groupement économique n’ont d’autre choix que de patienter. Ce qui laisse libre court à tout type d’interprétations des concernés qui doutaient déjà des promesses tonitruantes d’un gouvernement gabonais, bien coutumier d’effets d’annonces.


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