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Justice

Elèves gazés par la gendarmerie : une ONG réclame l’ouverture d’une enquête


Société
  • Quelques images de l’incident de mercredi dernier © 2017 D.R./Info241
Publié le 14 novembre 2017 à 13h43min

Depuis mercredi dernier où un gendarme gabonais a choqué les mémoires en jetant du gaz lacrymogène dans un taxi-bus confiné, le silence des autorités gabonaises sur cette tentative d’homicide surprend de plus en plus. L’ONG Educaf a décidé de réclamer justice pour ces élèves du lycée technique national Omar Bongo gazés injustement sans que le parquet de Libreville et/ou le ministère des Affaires présidentielles dont dépend la gendarmerie, n’ait daigné communiquer sur ce qui s’apparente clairement à une bavure policière.

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Pour contraindre les autorités gabonaises à faire toute la lumière sur cet incident, l’ONG Educaf a dans un double courrier, saisi le procureur de la République près du parquet de Libreville et le ministère des Affaires présidentielles, de la Défense nationale. Objectif : obtenir enfin l’ouverture d’une qu’enquête et obtenir la libération de l’lève Jonathan Tsosso Moukoumbi arrêté le jour-même par la gendarmerie.

Dans ce courrier dont Info241 a obtenu copie, son président Geoffroy Foumboula Libeka rappelle aux deux responsables publics le contenu de l’article 1 alinéa 1 de la Constitution qui stipule : « Nul ne peut être humilié, maltraité ou torturé, même lorsqu’il est en état d’arrestation ou d’emprisonnement ».

Une des victimes de l’incident, ici à l’hôpital militaire de Libreville

Pour l’ONG, la culpabilité du gendarme dont le nom a fuité sur les réseaux sociaux, est sans équivoque. « Le gendarme conscient des dangers de mort de lacrymogène (..) a activité sa bombe. Le gendarme avait l’intention d’ôter la vie aux occupants de ce bus ». Et de marteler : « Ce comportement en plein septennat de la jeunesse ne peut rester impuni ».

En effet, depuis le 8 novembre date de l’incident, les autorités gabonaises sont restées particulièrement silencieuses. Aucune communication officielle n’est venu rassurer les gabonais indignés par cette énième bavure policière. Un silence qui inquiète plus qu’il ne rassure. Ce malgré que les victimes aient été prises en charge dans un hôpital militaire de la capitale gabonaise.

Reste donc à connaitre les suites réservées par ces autorités judiciaires à ces plaintes qui ne cessent de leur parvenir d’organisations civiles qui face à la gravité et à la cruauté de cet incident, ont appelé à l’ouverture d’une enquête et la radiation du gendarme incriminé.


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