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Crise post-électorale

Droits de l’homme : L’UE interpelle l’ONU pour qu’une enquête sérieuse soit dépêchée au Gabon


International
  • Droits de l’homme : L’UE interpelle l’ONU pour qu’une enquête sérieuse soit dépêchée au Gabon © 2017 D.R./Info241
Publié le 16 mars 2017 à 15h09min

Les violations des droits de l’homme au Gabon qui ont fait suite aux manifestations citoyennes contre les résultats de l’élection contestée d’Ali Bongo sont à l’ordre du jour du Conseil des droits de l’homme. Ce dernier est un organe intergouvernemental du système des Nations Unies. Composé de 47 états, il a la responsabilité de renforcer la promotion et la protection des droits de l’homme autour du monde. À Genève, il tient actuellement sa 34e session, depuis le 27 février et jusqu’au 24 mars 2017. Le Gabon est à l’ordre du jour des discussions.

Le Conseil des droits de l’homme examine plusieurs rapports relatifs aux organismes et mécanismes de protection des droits de l’homme. Dans ce sens, L’Union européenne (UE) interpelle le conseil des droits de l’homme sur le Gabon et demande que l’ONU dépêche une enquête indépendante sérieuse sur place. Selon le rapport annuel du Conseil des droits de l’homme ils existent "des allégations faisant état de graves violations des droits de l’homme au Gabon à la suite des élections présidentielles de l’an dernier, et notamment d’exécutions extrajudiciaires, de disparitions forcées, de la torture et des arrestations arbitraires suscitent de graves préoccupations."

Tout en précisant ’’qu’aucune enquête sérieuse n’a été réalisée pour établir la vérité et faire en sorte que les responsables de ces actes soient traduits en justice, malgré les appels lancés par la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples et l’examen préliminaire à la CPI. L’UE soutient la mission d’évaluation prévue du HCDH sur ces allégations. La responsabilité est en effet essentielle pour concilier la population gabonaise et contribuer à un processus de dialogue national."

Toutefois, les autorités politiques du Gabon ont déploré les critiques incessantes portées à son encontre par certains. Contrairement aux affirmations de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO), a assuré la délégation gabonaise, "il n’y a jamais eu au Gabon de massacre, ni de disparition forcée pendant les élections."

L’Union européenne a salué le rapport annuel au Conseil des droits de l’homme en réitérant son plein soutien au HCDH, tout en rendant hommage à l’activité qu’il exerce. Tout en indiquant ce qui suit : " nous apprécions votre intervention sur la situation des droits de l’homme partout dans le monde. Nous continuons à soutenir et à défendre l’indépendance et l’intégrité indéniables qui caractérisent le mandat de la Haute Commissaire, de faire progresser la concrétisation des droits de l’homme pour tous."

L’institution onusienne reste vivement préoccupée par la situation des droits de l’homme essentiels et apprécie le travail du Haut-Commissariat aux droits de l’homme sur le terrain. Elle réitère son appel à tous les États membres de s’engager de manière positive avec votre bureau, y compris par une quête proactive d’aide visant à répondre aux enjeux liés aux droits de l’homme et accordant un accès inconditionnel à votre bureau sur leur territoire, lorsqu’une demande est introduite. L’UE demeure fermement attachée au respect et à la protection des droits de l’homme des migrants dans les pays d’origine, de transit ou de destination.


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