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Kevazingogate

Diffamé et limogé, l’ancien Vice-président du Gabon réclame 950 millions à un journaliste !


Société
  • Pierre Claver Maganga Moussavou (gauche) et le patron du site Kongossanews © 2019 D.R./Info241
Publié le 18 juin 2019 à 06h36min

Rien ne va plus entre l’ancien Vice-président du Gabon, Pierre-Claver Maganga Moussavou, et notre confrère Stive Roméo Makanga. Accusé d’outrage pour avoir pondu le 21 mai dernier, un article particulièrement à charge, le procès du journaliste et de son média a été programmé au 26 juin. Très en colère contre cet article qui ferait partie d’un « complot politique » ourdi contre lui, l’ancien collaborateur d’Ali Bongo réclame pas moins de 950 millions contre le journaliste au titre des dommages-intérêts ainsi qu’une condamnation pénale exemplaire.

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Des dommages-intérêts records

Stive Roméo Makanga est dans de sales draps judiciaires pour avoir publié un article jugé mensonger contre l’ancien homme fort de la Vice-présidence de la République. Le 21 mai peu avant son éviction, notre confrère en ligne avait accusé, sans avancer la moindre preuve, que l’ancien Vice-président d’Ali Bongo était le cerveau du scandale du Kevazingogate qui défrayait la chronique depuis plusieurs jours. Une sordide affaire dans laquelle le patron de Kongossanews.info pourrait laisser de grosses plumes.

La citation directe à comparaître remise en mains-propres au journaliste

Selon un document d’huissier dont Info241 a obtenu copie, le journaliste est poursuivi pour « outrage par voie de presse » avec une amende record de près d’un milliard de nos francs exigée en réparation. Dans cette citation directe qui lui a été délivrée hier en mains propres, le journaliste est sommé de se présenter au procès qui s’ouvrira le 26 juin au tribunal correctionnel de Libreville faute de quoi « un jugement par défaut ou réputé contradictoire sera rendu contre lui sur la base des seules prétentions de son adversaire ».

Un complot politique

Maganga Moussavou qui a bien organisé son offensive contre le journaliste jugé proche du directeur de cabinet d’Ali Bongo, Brice Fargeon Laccruche, a pointé 5 contre-vérités fondant les poursuites. En effet, l’article incriminé « Kévazingogate : Maganga Moussavou chef de gang » participe selon la défense de Maganga Moussavou « au complot politique ayant conduit sans raison valable à l’éviction du vice-président de la république », martèle la citation directe adressée au journaliste.

Viré de son poste qu’il occupait depuis août 2017, Maganga Moussavou avait dénoncé un complot politique au sommet duquel se trouverait selon lui Brice Fargeon. Par ce procès, il entend ainsi laver son honneur bafoué par cette éviction brutale et son rapprochement avec les malversations supposées du scandale du Kevazingogate qui a éclaté avec la disparition de 353 containers placés sous main de justice au port à bois d’Owendo.


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