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Biens mal acquis

Détournement des fonds publics : la famille Bongo Ondimba dans le viseur de la justice française


International
  • Détournement des fonds publics : la famille Bongo Ondimba dans le viseur de la justice française © 2017 D.R./Info241
Publié le 3 janvier 2017 à 18h41min

Le procès du vice-président de Guinée équatoriale, Téodoro Obiang pour détournement de fonds publics pourrait bien en entraîner d’autres en France, notamment à l’encontre du président congolais, Denis Sassou Ngueso et la sulfureuse famille Bongo Ondimba, richement milliardaire, sans entreprises cotées en bourse, mais par une prise illégale d’intérêts, des détournements de fonds publics gabonais à travers la pieuvre holding, Delta Synergie, perpétués depuis l’accession au pouvoir présidentiel d’Omar Bongo en 1968, sans interruption jusqu’à l’arrivée au pouvoir en 2009 d’Ali Bongo Ondimba.

Le cas du fils du président de Guinée équatoriale, Téodorin Obiang, accusé dans le dossier des biens mal acquis n’est pas isolé. "Ce procès pourrait en entraîner d’autres", explique Clément Le Goff sur le plateau du 20 Heures de France 2. "La justice française enquête sur les biens mal acquis en France de deux autres chefs d’État africains, ceux de la famille du défunt président gabonais Omar Bongo Ondimba et Denis Sassou Nguesso.


Denis Sassou Nguesso, au Congo, est soupçonné d’avoir détourné une partie de la rente pétrolière de son pays, de l’argent public blanchi en France. 24 propriétés auraient été achetées en France avec cet argent, dont la Villa Suzette, un bien d’une valeur estimée à 3,5 millions d’euros".

39 propriétés et 19 voitures de luxe pour le compte de la famille Bongo Ondimba

Les juges d’instruction, aidés par les enquêteurs de l’Office central de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF), ont listé de nombreux autres biens appartenant à la famille Bongo. Selon un document sur les « biens mal acquis » publié en 2009 par Transparency International France, la famille Bongo et ses proches possédaient à l’époque en France « 33 propriétés, la plupart dans les quartiers les plus chics de Paris, les autres sur la Côte d’Azur ».

"Et puis juste à côté, au Gabon, la famille du défunt Omar Bongo Ondimba est accusée de détournement de fonds publics", poursuit le journaliste de France Télévisions. "Les enquêteurs ont recensé 39 propriétés dans les quartiers chics de Paris et sur la Côte d’Azur, ainsi que 19 voitures de luxe. Pour autant, aucune date de procès n’a encore été fixée", ajoute le journaliste.

Les juges d’instruction, aidés par les enquêteurs de l’Office central de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF), ont listé de nombreux autres biens appartenant à la famille Bongo. Selon un document sur les « biens mal acquis » publié en 2009 par Transparency International France, la famille Bongo et ses proches possédaient à l’époque en France « 33 propriétés, la plupart dans les quartiers les plus chics de Paris, les autres sur la Côte d’Azur ».

Rappelons que selon des sources judiciaire et proches du dossier, les juges ont saisi une société civile immobilière, la SCI Emeraude, propriétaire des deux biens. Cette enquête dite des « biens mal acquis » a pour origine les plaintes déposées à partir de 2007 par plusieurs associations anticorruption, comme Sherpa ou Transparency International, qui dénonçaient des détournements de fonds publics ayant permis à certains chefs d’Etats africains ou à leurs entourages de se constituer d’importants patrimoines en France.

Avec Franceinfo.


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