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Front social

Des journalistes de Gabon Télévision gazés et molestés par la gendarmerie nationale


Société
  • Une vue des échauffourées entre journalistes publics et gendarmes © 2018 D.R./Info241
Publié le 11 août 2018 à 05h59min

Sale temps pour les journalistes de la radio et télévision publique gabonaise. En grève depuis ce mercredi 8 août à la suite d’une assemblée générale, les agents ne sont plus désormais les bienvenus dans ce qui constitue toujours leur lieu de travail. Hier matin, c’est un fort déploiement de la gendarmerie gabonaise qui a été sommé de le garder loin de leur poste de travail, les offrant bombes lacrymogènes et autres brutalités policières pour les empêcher d’entrer dans les locaux de la Maison George Rawiri de Libreville, siège de Gabon Télévision et Radio Gabon.

Les journalistes de Gabon Télévision ont certainement vécus hier une des journées les plus noires de leur histoire. En effet, sur demande de l’actuelle direction générale, un important cordon de gendarmerie les attendait de pied ferme pour les empêcher d’aller et venir au siège de Radio Gabon et Gabon télévision. S’en sont suivi des échauffourées entre gendarmes et journalistes qui n’ont pas compris la brutalité dont ils ont été victimes.

Le film des échauffourées des agents avec la gendarmerie

Suite à une grève déclenchée par le Syndicat des professionnels de la communication (SYPROCOM) mercredi, les agents ne sont désormais plus autorisés par leur hiérarchie à rejoindre leur poste de travail. Selon plusieurs sources, les forces de l’ordre auraient tenté dans un premier temps d’évacuer, dans la nuit du jeudi 9 août, la trentaine d’agents encore présents dans les locaux assurant le service minimum. Avant d’y interdire totalement l’accès.

Les agents en grève réclament notamment le paiement de leur prime de rendement, le reversement de la redevance audiovisuelle ainsi que l’application de leur statut particulier. Des revendications que ne veut pas entendre l’actuelle direction dont les agents demandent désormais le départ avant toute négociation. Autant dire que l’audiovisuel public gabonais aura encore des jours sombres à vivre à quelques jours seulement des festivités de la fête nationale dont il a l’exclusivité de diffusion.


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