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Des agents licenciés de l’AGP 3 ans plus tôt, sur le pied de guerre devant le Trésor public

Des agents licenciés de l’AGP 3 ans plus tôt, sur le pied de guerre devant le Trésor public
Des agents licenciés de l’AGP 3 ans plus tôt, sur le pied de guerre devant le Trésor public © 2020 D.R./Info241

Licenciés depuis le 27 décembre 2017, les anciens agents de l’Agence gabonaise de presse (AGP) ont décidé de faire le piquet devant les locaux du Trésor public à Libreville dès ce lundi. Ils entendent ainsi manifester jusqu’au paiement de leurs droits dont 7 mois de salaires impayés avant leur éviction de l’agence publique de presse.

Et pourtant, depuis leur licenciement décidé par les autorités gabonaises, les autorités avaient promis de solder le compte dû à ses employés mis au chômage par l’administration publique. Après plusieurs rencontres avec leur ministre de tutelle qui n’ont abouti à aucun paiement, ces déflatés de l’AGP ont décidé de passer à la vitesse supérieure afin de rentrer en possession de leurs droits 3 ans après.

« Cela fait plus de trois ans que nous attendons le payement de nos droits et nos salaires. Nous avons rencontré le ministre de la Communication qui nous a promis régler ce problème dans les plus bref délais, mais jusque là rien. Nous avons donc décidé d’assiéger le trésor public jusqu’à satisfaction », a indiqué une des déflatés à la rédaction d’Info241.

Rappelons que ces agents ont été licenciés pour cause économique sans respecter la procédure de licenciement en vigueur. Ce qui est bien trop souvent le cas lors de compression ou de suppression d’entités publiques. L’administration gabonaise pouvant prendre de longues années avant de daigner régler les droits des agents licenciés, livrés à une précarité insidieusement entretenue par les plus hautes autorités du pays.


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