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Crise au Gabon

Contentieux électoral : l’UA veut déployer ses observateurs à la Cour constitutionnelle


International
  • Une vue de la réunion du CPS de l’UA dans la capitale éthiopienne © 2016 D.R./Info241
Publié le 15 septembre 2016 à 09h04min

Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) a pris mardi à Addis-Abeba (Ethiopie) une série de résolutions sur la crise post-électorale au Gabon. Parmi celles-ci, on note le déploiement auprès de la Cour constitutionnelle gabonaise d’observateurs de l’UA afin que le contentieux électoral soit résolu de « manière transparente et régulière ».

La crise née de l’annonce des résultats de la présidentielle gabonaise du 27 août inquiète au plus haut point l’UA. Mardi, lors d’une réunion de son Conseil de paix et de sécurité (CPS), l’institution africaine a souligné « l’importance que revêt le parachèvement du processus des recours introduits par des candidats à l’élection présidentielle, d’une manière transparente et régulière, contribuant ainsi à l’approfondissement de la démocratie au Gabon, ainsi qu’à la promotion de la paix et de la stabilité dans le pays et dans la région ».

Le CPS souhaite que l’UA apporte son « son appui aux institutions gabonaises compétentes dans leurs efforts visant à renforcer la transparence et la crédibilité du processus d’examen, ainsi que de la proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle du 27 aout 2016, par la Cour constitutionnelle.

Cette appui passerait donc par le déploiement d’observateurs de l’institution »qui seront sélectionnés parmi d’éminents membres de hautes juridictions africaines francophones, en vue d’assister la Cour constitutionnelle du Gabon, selon des modalités qui seront définies d’un commun accord avec ladite Cour, dans le respect de ses règles de fonctionnement et des dispositions pertinentes du Titre VI de la Constitution gabonaise".

Reste donc à connaitre la position de la Cour constitutionnelle sur cet appui africain à la résolution de la crise post-électorale qui a fait plusieurs morts et d’importants dégâts matériels. Depuis le début de la crise, les appels de la communauté internationale se multiplient en vue de parvenir à une sortie de crise équitable et crédible.

En effet, l’opposition gabonaise qui a introduit les recours, redoute le parti pris des membres de la Cour inféodé au régime au pouvoir. La présidente de la Cour, Marie Madeleine Mbourantsuo est en effet, la belle-mère d’Ali Bongo dont l’annonce de la réélection s’est soldée par des émeutes et des manifestations réprimées violemment par les autorités gabonaises sortantes.

Cliquez sur l’icone pour télécharger le communiqué du CPS de l’UA du 13 septembre 2016


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