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Scandale judiciaire

Containers dérobés à la justice : la Présidence gabonaise promet des sanctions !


Société
  • Containers dérobés à la justice : la Présidence gabonaise promet des sanctions ! © 2019 D.R./Info241
Publié le 13 mai 2019 à 16h01min

L’affaire des 353 containers dérobés à la justice gabonaise au port à bois d’Owendo continue de susciter des réactions. Cette fois, c’est à la Présidence de la république de s’y coller. Dans un communiqué parvenu ce lundi à la rédaction d’Info241, Ali Bongo s’est dit prêt à prendre toutes les sanctions administratives et politiques pour que la justice passe. Laissant ainsi suggérer que plusieurs hauts responsables de l’Etat pourraient être impliqués dans cette affaire qui fait grand bruit après l’annonce de la disparition faite lundi dernier, par le procureur de Libreville Olivier N’Zahou.

Lire aussi >>> 353 containers de bois en contrebande dérobés à la justice gabonaise au port d’Owendo !

Les 353 containers de bois dérobés aux mains de la justice agacent au plus haut point les autorités gabonaises. Dans un communiqué rendu public ce lundi, le porte-parole présidentiel a insisté sur la gravité de cette affaire judiciaire dont certains containers contenant du Kevazingo, une essence protégée, ont déjà été retrouvés en Chine.

« Cette affaire est d’une extrême gravité. Elle exige, en retour, la plus grande sévérité », a d’entrée plaidé le communiqué présidentiel. Avant d’indiqué que « La présidence de la République a demandé aux institutions compétentes que la lumière, toute la lumière, soit faite à ce sujet. Elle souhaite que des peines exemplaires, une fois les responsables identifiés et confondus, soient prononcées ».

Le porte-parole présidentiel lisant ledit communiqué

Le communiqué qui ne cite pas nommément Ali Bongo, précise que « Monsieur le Président de la République prendra toutes les mesures qui s’imposent, sur le plan administratif comme politique. Si des responsables, quels qu’ils soient, où qu’ils soient, ont failli, ils seront durement sanctionnés ». Des propos durs auxquels la Présidence et les autorités gabonaises nous ont peu habitué.

De quoi laisser songeur sur les ramifications probables de cette affaire dans l’appareil étatique. Rappelons que ce n’est que le 30 avril dernier que l’affaire a éclaté après le constat de la disparition de 353 containers sur les 392 saisis par la justice gabonaise auprès d’opérateurs chinois, qui faisaient de la contrebande d’essence de bois protégés et interdits à l’exportation par Ali Bongo.


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