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Bongoneries

Comment Ali Bongo a confié les clés du Pozzo di Borgo à son ami Maixent Accrombessi


Analyse
  • Comment Ali Bongo a confié les clés du Pozzo di Borgo à son ami Maixent Accrombessi © 2018 D.R./Info241
Publié le 26 janvier 2018 à 07h20min

Des rumeurs faisaient entendre que le Pozzo di Borgo pourtant acquis par l’Etat gabonais en 2010, était la propriété de l’ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo, le nommé Maixent Accrombessi. Celles-ci s’avèrent aujourd’hui vraies à la consultation du relevé d’information (Kbis, au 15 janvier 2018) de la société civile immobilière propriétaire de l’hôtel parisien en France. Une hérésie de plus de la gestion « amicale » et mafieuse d’un pays par le régime d’Ali Bongo. Le tout avec le soutien indéfectible de la justice gabonaise, prompte à couvrir les errements de la famille Bongo dans la gestion du bien public.

Le retour dans l’actualité du luxueux hôtel particulier parisien n’est pas du tout de bonne augure pour Ali Bongo. En effet, le Pozzo Di Borgo acquis en mai 2010 à hauteur de 100 millions d’euros par l’Etat gabonais, cache mal le montage financier qui place l’hôtel luxueux sous la gérance de l’intime d’Ali Bongo de l’époque Maixent Accrombessi. Un bien public confié à la gestion d’un seul homme pleinement cité dans plusieurs affaires floues liées à la Françafrique et à des détournements de fonds en France.

Depuis son acquisition 2010 qui avait suscité de vives réactions dans l’opinion, le bâtiment luxueux classé au patrimoine historique français, devrait abriter la chancellerie gabonaise en France. Huit ans après, le bâtiment dispendieux situé au 49 et 51 rue de l’université à Paris est toujours en construction sans qu’on ne sache finalement toujours pourquoi.

La réalité est que l’Etat gabonais dirigé par Ali Bongo y va de déconvenue en déconvenues dans cette acquisition onéreuse. Le Pozzo di Borgo est en effet victime de plusieurs actions de la justice française et internationale qui frappe l’Etat gabonais pour plusieurs impayés. C’est l’une des raisons pour lesquelles, l’Etat gabonais surendetté, peine à y terminer les travaux de réfection et à y transférer son ambassade encore situé dans le 16e arrondissement.

Le Kbis de la société de Maixent Accrombessi, propriétaire de l’édifice hôtelier français

Mais le clou de cette affaire est certainement la société civile immobilière immatriculée le 24 octobre 2002, soit 8 ans avant l’acquisition officielle du Pozzo di Borgo, dont le gérant n’est autre que le sulfureux Maixent Accrombessi. On voit bien que c’est ce même intime d’Ali Bongo qui était finalement à la manœuvre dans cette acquisition qui malgré son ardoise mirobolante, continue de coûter cher aux gabonais.

En clair, l’Etat gabonais a acheté le Pozzo di Borgo pour que Maixent Accrombessi qui n’a dépensé le moindre sous en soit le gérant. Tout ceci avec le silence sidérant de la justice gabonaise qui reste muette sur de tels montages financiers obscurs financé par le contribuable gabonais. Un Gabon basé sur la méritocratie que voulait Ali Bongo dans son discours à la nation du 31 décembre dernier.


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