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Crise post-électorale

Crimes contre l’humanité : Jean Ping poursuit Ali Bongo et son régime devant la CPI


International
  • Crimes contre l’humanité : Jean Ping poursuit Ali Bongo et son régime devant la CPI © 2016 D.R./Info241
Publié le 15 décembre 2016 à 15h22min

Selon un communiqué de l’équipe de presse du candidat du consensus, Emmanuel Altit, avocat intervenant devant la Cour Pénale Internationale, mandaté par Jean Ping, leader du mouvement démocratique gabonais, ainsi que par des responsables de la société civile gabonaise et par des victimes de la répression dirigée par le régime répressif d’Ali Bongo contre la population, a déposé ce jeudi à la Haye entre les mains du procureur près de la Cour Pénale Internationale un dossier, fruit de trois mois d’enquêtes menées au Gabon et à l’étranger, qui démontre l’existence de crimes contre l’humanité commis par les autorités gabonaises.

Des nombreux témoignages et éléments de preuve rassemblés avec la collaboration d’enquêteurs émanant de la société civile, il ressort que les forces de l’ordre gabonaises se sont semble-t-il livrées, selon le constat de Maître Altit , en particulier le 31 août 2016 à Libreville, à une attaque planifiée contre la population civile destinée à permettre le maintien au pouvoir du perdant de l’élection présidentielle, Ali Bongo, et empêcher toute expression démocratique de la population.

Ces attaques qui ont fait de nombreux morts sont constitutives de crimes contre l’humanité, crimes de la compétence de la Cour Pénale Internationale. Pour rappel, signale le communiqué de presse de l’équipe de Jean Ping parvenu à Info241, « ces attaques ont eu lieu au vu et au su des Autorités civiles et militaires françaises, informées notamment de l’assaut sanglant donné le 31 août 2016 par les forces de sécurité gabonaise au QG de Jean Ping où s’étaient réfugiées des centaines de personnes, situé à peu de distance du camp français « Charles de Gaulle  ».

Face à l’injustice et à l’impossibilité de faire valoir leurs droits, mentionne le communiqué de presse, « le vainqueur des élections présidentielles, Jean Ping, les organisations de la société civile se tournent vers la Cour Pénale Internationale pour que Justice soit rendue aux victimes d’une dictature violente et corrompue. Ine peut y avoir de société pacifiée sans reconnaissance de la souffrance endurée par ses membres, c’est-à-dire sans Justice ».

A cet effet, une conférence de presse sera organisée vendredi 16 décembre à 10h, à Paris précisément au Tabac de l’assemblée, 3ème étage (13 rue de Bourgogne, 75007 Paris) où Maître Emmanuel Altit va s’exprimer davantage sur cette énième épine sur le pieds d’Ali Bongo Ondimba. Décidemment, c’est une semaine sombre pour le dictateur gabonais, usurpateur de la dernière élection présidentielle gabonais.

Après la fraude grossière universellement connue et actée par le rapport détaillé de la Mission d’observation de l’Union Européenne, qui a fait mention "d’anomalies évidentes’’ ’’d’irrégularités’’ qui entachent ’’l’intégrité du résultat’’, qui conforte la victoire de Jean Ping, le véritable candidat malheureux et ses sbires qui s’accrochent au fauteuil présidentiel sont trainés devant la Cour Pénale de justice à la Haye pour crimes contre l’humanité.
Affaire à suivre !


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