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Rentrée universitaire

Boudé par le SNEC, Moukagni Iwangou sort le bâton des sanctions contre les grévistes


Société
  • Boudé par le SNEC, Moukagni Iwangou sort le bâton des sanctions contre les grévistes © 2019 D.R./Info241
Publié le 7 octobre 2019 à 12h09min

La rentrée universitaire à venir au Gabon promet déjà de faire perdurer l’éternel bras de fer entre le ministère de l’Enseignement supérieur et les enseignants-chercheurs. Le Syndicat national des enseignants et chercheurs (SNEC) qui a sorti mercredi dernier ses crocs, s’est vu recevoir des mises en garde du ministre Jean de Dieu Moukagni Iwangou ainsi que de menaces de sanctions individuelles et collectives pour le sacro-saint « trouble à l’ordre public ».

Jean de Dieu Moukagni Iwangou est au plus mal avec les syndicats des enseignants-chercheurs du supérieur. Le SNEC qu’il a en ligne de mire, a décidé le 2 octobre en plus de reconduire sa grève, de se passer de ses services de ministre de tutelle pour négocier directement avec le Premier ministre, Julien Nkoghe Bekalé. Une décision que le ministre dit avoir pris acte dans un communiqué, avant de promettre tout de même des sanctions aux syndicalistes en cas de trouble.

Dans ce communiqué parvenu à la rédaction d’Info241 ce lundi, le ministère de l’Enseignement supérieur bien qu’écarté de la médiation dans cette grève, « restera attachée au respect de la réglementation en vigueur ». Rappelant les « dispositions des articles 22 et 24 de la loi n°18/92 du 18 mai 1993 fixant les conditions et le fonctionnement des organisations syndicales des agents de l’Etat », Moukagni Iwangou rappelle « qu’il est prescrit, sous peine de sanctions individuelles, et sans préjudice des poursuites pénales en cas de trouble à l’ordre public ».

Le magistrat et ancien opposant au régime d’Ali Bongo, menace à demi-mots de représailles les grévistes qui auront à l’idée d’empêcher « l’accès aux lieux de travail des personnels non grévistes et de ceux chargés d’assurer le service minimum ». Tout comme Moukagni Iwangou exige du SNEC, la mise en place d’un service minimum. Deux exigences à remplir selon lui pour éviter d’éventuelles sanctions d’une tutelle mise hors-jeu par les syndicalistes du SNEC.

Voilà qui promet une ambiance électrique dans les universités et grandes écoles du pays où les années universitaires se chevauchent d’année en année en raison de grèves à répétition et la non résolution des revendications du monde universitaire par les autorités gabonaises. Ceci pouvant expliquer cela. Des mises en garde alors que le ministre a prévu dans le même temps de recevoir les différents acteurs universitaires dès ce mardi en vue de préparer la rentrée 2019-2020.


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