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Austérité : l’ex Assemblée nationale continue de jouir des biens de l’Etat gabonais !


Analyse
  • Austérité : l’ex Assemblée nationale continue de jouir des biens de l’Etat gabonais ! © 2018 D.R./Info241
Publié le 14 juillet 2018 à 06h49min

Qui a dit que perdre sa fonction parlementaire s’accompagnait de la perte de ses anciens privilèges ? C’est pourtant ce que laisse penser les agissements d’anciens responsables de l’Assemblée nationale pourtant remerciés le 30 avril dernier. L’ancien président de l’Assemblée nationale déchu, Richard Auguste Onouviet et nombre de ses adjoints continuent de jouir d’avantages indus bien que démis officiellement de ces fonctions.

Quelle est belle la réduction du train de vie de l’Etat égrainée à cor et à cri par le gouvernement gabonais qui n’a découvert que dernièrement les errements économiques de sa gouvernance. A l’heure où l’Etat gabonais réclame « sursaut patriotique » par là et « réduction de salaire » par là, il devrait bien se pencher sur le cas des anciens responsables déchus de l’Assemblée nationale.

Grand luxe pour grands chômeurs

Limogés le 30 avril 2018 par décision d’une Cour constitutionnelle fatiguée de renouveler à l’infini le mandat des locataires de l’hémicycle parlementaire expiré depuis décembre 2016, Richard Auguste Onouviet, ses adjoints ainsi que les présidents des commissions parlementaires et autres conseillers continuent de jouir des véhicules grand luxe anciennement mis à leur disposition. Une autre façon de dire non à leur précarisation décrétée par la Cour constitutionnelle à l’insu de leur plein gré.

Selon plusieurs sources, ces hauts membres du parti d’Ali Bongo et de son ancienne majorité présidentielle ont conservé l’ensemble des avantages qui leur avaient été autrefois allouées. Des avantages indues qui s’accompagnent forcement des frais d’assurance et de carburant que continuent de payer le contribuable gabonais à des personnes limogées par décision de la Cour constitutionnelle, censée être irréversible et s’appliquer à tous.

Train de vie princier

Il semblerait que l’ancien président de l’Assemblée et ses équipes soient exemptes de ces mesures bien que contraints au chomage technique comme une grande partie du personnel qui totalise eux déjà trois mois de primes impayées. Ne dit-on pas qu’être au parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir depuis 1968) vous place au dessus des lois et de l’inconfort matériel ?

En attendant la démonstration de l’anti-thèse de cet adage, l’ancienne administration parlementaire se dore bien la pilule en ces temps de vaches maigres et de réduction annoncée du train de vie de l’Etat que ne doit visiblement payer que les fonctionnaires pourtant pas responsable des choix politiques et économiques opérés par Ali Bongo et son gouvernement.


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