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Crime d’Etat

Assassinat de Bruno Mboulou Beka : 3 ans déjà d’impunité judiciaire à la gabonaise !


Société
  • Le portrait du martyr, assassiné le 20 décembre 2014 à Libreville © 2017 D.R./Info241
Publié le 20 décembre 2017 à 07h17min

Depuis ce jour fatal du 20 décembre 2014, la famille de ce martyr assassiné par les forces de police gabonaise, attend toujours que la justice passe. L’étudiant dont le crime aura été finalement sa participation à une manifestation politique de l’opposition au quartier Rio, avait été froidement assassiné par la police agissant sur instigation du ministre de l’intérieur de l’époque. Une culpabilité que l’Etat gabonais s’est toujours refusé d’accepter promettant de faire la lumière sur le ou les auteurs qui même 3 ans après ne sont toujours pas connus.

Le 20 décembre 2014, Mboulou Beka comme plusieurs autres jeunes gabonais s’étaient rassemblés à Rio pour manifester pacifiquement afin d’obtenir le départ du pouvoir d’Ali Bongo dont les origines avaient été mis à mal par un brûlot de l’écrivain Pierre Péan. La manifestation avait été fortement réprimée par le gouvernement qui l’avait pourtant d’abord autorisé avant de l’interdire pour cause de « trouble à l’ordre public ».

Un meurtre politique

Bruno Mboulou Beka était étudiant à l’école nationale d’arts et manufacture (ENAM) située dans la banlieue de la capitale gabonaise. Il a laissé derrière lui, deux orphelins qui ne sauront jamais rien sur de la disparition prématurée de leur géniteur. Ce crime publique est depuis 3 ans, venu faire grossir la longue liste des « crimes d’Etat » que le régime Bongo collectionne en toute impunité depuis 50 ans. Un martyr de plus dans la répression mortelle que se livre le pouvoir contre ces « indésirables » qui menacent leur quiétude à rester maître du pays.

Plusieurs manifestants de l’opposition avaient été arrêtés ce jour-là

Selon la médecin légiste désigné par le parquet de Libreville dirigé à l’époque par Sidonie Flore Ouwé, le jeune homme serait décédé d’une blessure à la gorge probablement causée par « un objet tranchant ». « Il est mort des suites des blessures que j’ai examinées au niveau (...) du cou » et il présentait une autre blessure « juste au-dessous du menton », avait indiqué le Dr Liliane Flore Pemba. Une version battue en brèche de l’opposition qui pointait une mort par balle.

L’Etat coupable finalement de rien

On se souvient que la famille de Bruno Mboulou Beka n’avait pas hésité dès les premières heures du drame, à faire endosser à l’Etat la responsabilité de cette mort. Elle avait courageusement, malgré les pressions officielles, conditionner l’inhumation à la manifestation de la vérité sur ce crime. Le bras de fer aura duré de longs mois entre le gouvernement et la famille du disparu avant que le premier cité ne contraigne par malice le seconde à enterrer dans la douleur effroyable d’une impunité d’Etat.

L’étudiant assassiné a été inhumé le 17 décembre 2016

Pour rendre hommage à cet énième martyr de l’alternance politique au Gabon, une messe sera dite ce mercredi après-midi au quartier général de l’opposant Jean Ping. Ce dernier devrait déposer une gerbe de fleurs sur la tombe du disparu, enterré à Konoville Les deux églises, une ville située à égale distance d’Oyem et de Bitam dans la province du Woleu-Ntem.


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