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Législatives 2018

Ali Bongo va choisir lui-même les candidats du PDG aux législatives à venir


Politique
  • Laccruche et Dodo Bounguendza lors de leur communication au siège du parti au pouvoir samedi à Libreville © 2018 D.R./Info241
Publié le 9 juillet 2018 à 05h37min

Alors que la date du scrutin n’est connue de personne, le parti au pouvoir au Gabon dirigé par Ali Bongo a annoncé samedi qu’il investira ses candidats pour les législatives ce 17 juillet. Certainement pour s’assurer de leur fidélité, c’est Ali Bongo lui-même qui aura le « dernier mot » dans le choix des aspirants députés qui seront ensuite investis par son parti, a déclaré son directeur de cabinet au terme d’une conférence de presse tenue samedi à Libreville.

Les candidats du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir depuis 1968) pour les législatives gabonaises à venir seront connus ce mardi 17 juillet, a déclaré Brice Laccurche Alihanga, le directeur de cabinet présidentiel d’Ali Bongo qui fait également office de directeur de cabinet politique d’Ali Bongo au sein du parti créé et dirigé par son père avant sa mort en juin 2009.

« La liste des investitures pour les prochaines échéances électorales sera connue dans 10 jours. Que ceux qui ont déposé des candidatures, etc. qu’ils sachent que c’est le Distingué camarade président Ali Bongo Ondimba qui a le dernier mot et qu’ils sachent que ce n’est pas forcément eux qui seront investis », a fait savoir Laccruche Alihanga qui présidait cette conférence de presse au coté d’Eric Dodo Bounguendza, le secretaire général du PDG.

Une vue de l’assistance présente lors de cette conférence de presse

En clair, les futurs candidats-députés qui pourront obtenir le soutien du pouvoir sortiront tout droit des tablettes de la présidence gabonaise et plus certainement de l’Association des jeunes émergents volontaires (AJEV) dont Laccruche Alihanga est le fondateur et président d’honneur. Il a notamment rappelé aux membres du bureau politique que "les Pdgistes ne se trompent pas d’adversaires, l’AJEV n’est pas un adversaire, mais un maillon de la machine qui soutien".

Le Gabon est sans députés depuis le 30 avril après que les élections législatives repoussées à deux reprises n’aient plus été organisé depuis décembre 2016, date de l’expiration officielle du mandat des députés la 12e législature. Depuis la dissolution de l’Assemblée nationale en avril décidée par la Cour constitutionnelle, le Gabon n’est plus un régime bicaméral comme le prévoit la Constitution.

Dans un pays aux mains du parti au pouvoir hérité par Ali Bongo, les candidats du PDG sont quasi-assurés d’arborer l’écharpe de député grâce à la "machine" à gagner aux mains du seul PDG. A suivre...


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