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Révision constitutionnelle

Ali Bongo et ses alliés ont offert au Gabon une nouvelle Constitution


Politique
  • Ali Bongo et ses alliés ont offert au Gabon une nouvelle Constitution © 2018 D.R./Info241
Publié le 11 janvier 2018 à 18h14min

Depuis ce 10 janvier, le Gabon a une nouvelle Constitution. Issue pour grande partie des accords d’Angondjé d’Ali Bongo, le texte final a été remanié par le sénat gabonais qui y a apporté de profonds amendements. Mercredi réunis en congrès, députés et sénateurs gabonais ont adopté par 197 voix contre 14 voix et 2 abstentions le texte final qui avait nécessité la mise en place d’une commission ad hoc composés de représentants des deux chambres. Sans surprise, le parti du vice-président Pierre Claver Maganga Moussavou (PSD, opposition modérée) et le parti d’Ali Bongo ont fait bloc commun pour faire passer cette révision constitutionnelle boudée par l’opposition.

Ce texte qui sera transmis par la suite au gouvernement pour promulgation par le chef de l’Etat, prévoit entre autres, le retour à un scrutin uninominal à deux tours, les nouvelles conditions pour prétendre briguer le mandant à la présidence de la République, des nouveaux fonctionnements des juridictions et de certaines institutions, des nouvelles dispositions dans le code électorale en matière d’organisation de élections etc.

Prenant la parole à l’issue du vote, le Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet a exprimé sa satisfaction au nom du gouvernement de voir l’acte majeur du dialogue politique d’Angondjé traduit en loi. Il a également remercié les parlementaires pour y avoir contribué. Il s’est félicité de l’esprit d’ouverture et démocratique qui a prévalu lors des débats, une confirmation de la vitalité de la démocratie au Gabon, a-t-il dit tout en reconnaissant à l’endroit des opposants à cette révision constitutionnelle, est également une forme d’expression démocratique.

En termes d’intervention, le président de groupe parlementaire de l’Opposition « Front uni » au sénat, Jean Eyeghe Ndong a justifié son opposition par le fait que les députés dont le mandat est arrivé à son terme depuis un an ne peut prétendre voter une modification de la loi fondamentale. Il a également estimé que la révision constitutionnelle n’est pas la bienvenue vue que la crise politique issue de la dernière élection présidentielle est encore d’actualité.

Pour sa part, le député de l’Union pour la nouvelle république (UPNR), Narcisse Massala a dit s’opposer à ladite révision vu qu’elle ne reflète par la nouvelle république prônée par son parti d’opposition.

A contrario, le député du Parti social démocrate (PSD), Albertine Maganga Moussavou, le président du groupe parlementaire du parti au pouvoir au sénat Raphael Mangouala et celui de l’assemblée nationale, André Dieudonné Berre et président du groupe des centristes au sénat ont justifié leur vote favorable, par la prise en compte des résolutions du dialogue politique d’Angondjé.

Il faut rappeler que ce congrès a été précédé par un vote en termes identiques, suite au désaccord qui a prévalu entre sénateurs et députés sur la modification de certaines dispositions.


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