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Ali Bongo encore absent du 32e sommet des chefs de l’Etat de l’Union Africaine


International
  • Ali Bongo encore absent du 32e sommet des chefs de l’Etat de l’Union Africaine © 2019 D.R./Info241
Publié le 11 février 2019 à 08h22min

A Addis-Abeba, en Ethiopie, le 32e sommet de l’UA tenu le dimanche 10 février, a été non seulement marqué par l’énième absence d’Ali Bongo, qui serait toujours en convalescence à Rabat au Maroc après son accident vasculaire cérébral (AVC) le 24 octobre selon les sources officielles, mais aussi par le passage de relais entre le président rwandais Paul Kagame et l’Egyptien Abdel Fattah al- Sissi.

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Soulignons qu’Ali Bongo Ondimba, victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC) le 24 octobre, s’était exprimé pour la première fois depuis le début de sa convalescence selon les sources présidentielles à travers une vidéo enregistrée à Rabat, au Maroc, et diffusée lundi 31 décembre au soir par les médias d’Etat et les avatars des réseaux sociaux pro régime Bongo-PDG au pouvoir depuis 1968.

« Il est vrai que j’ai traversé une période difficile, comme cela arrive parfois dans la vie », avait-t-il dit lors de ses lapidaires vœux du Nouvel An. Dans cette vidéo, Ali Bongo apparut de face, le visage marqué par un strabisme. Son élocution tronquée avec un curieux regard qui avait provoqué une dérision 2.0. Et pourtant lors de cette allocution orchestrée, le président controversé gabonais avait affirmé : « Aujourd’hui, comme vous pouvez le constater, je vais mieux et me prépare à vous retrouver très vite ».

« Ce discours est la preuve que le président Ali Bongo est totalement rétabli. Ses ennuis de santé sont désormais derrière lui  », avait indiqué le porte-parole de la présidence, Ike Ngouoni. Mais depuis lors, Ali Bongo serait toujours en convalescence au Maroc depuis fin novembre. En deux mois, seules une photo du chef de l’Etat et deux vidéos, sans son, tournées à Rabat, avaient été diffusées. Ces images n’avaient pas rassuré de nombreux Gabonais sur les capacités physiques et intellectuelles d’Ali Bongo.

L’opposition et la société civile avaient demandé à la Cour constitutionnelle de déclarer une vacance du pouvoir, conformément à la Constitution. La vacance n’a pas été déclarée par la Cour constitutionnelle, qui a transféré certains pouvoirs du président au premier ministre et au vice-président. L’absence d’Ali Bongo a également favorisé les tensions internes au sein du pouvoir gabonais, selon des analystes politiques gabonais.

Rappelons aussi que Jean Ping, ex-candidat à la présidentielle de 2016, qui affirme être le président élu « avec plus de 65 % de suffrages », s’était exprimé en présentant ses vœux aux Gabonais. «  Le Gabon et les Gabonais doivent sortir d’une dictature qui pille et qui tue », avait-t-il déclaré dans son discours à la nation. « Nous ne pouvons nous permettre davantage le luxe d’attendre, ni celui de penser à une solution providentielle […] Le moment est enfin arrivé de réaliser les promesses de nos pères fondateurs, de rendre possible les rêves de nos enfants et de retrouver la plénitude de notre souveraineté », avait-t-il martelé.


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