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Impayés

Ali Bongo doit encore 417 millions à Richard Attias pour le New York Forum Africa !


International
  • Les deux partenaires d’affaires © 2017 D.R./Info241
Publié le 12 juillet 2017 à 15h14min

Le président controversé gabonais, Ali Bongo, pourrait bien se mettre à dos le peu d’amis qui lui reste de son premier septennat. Selon la très informée La lettre du Continent, les créances liées à l’organisation du dernier New York Forum Africa (NYFA 2015) couplé à l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) sont restées impayées depuis deux ans. Coût de l’ardoise : 417 millions que le Gabon peinerait à solder.

En plus des nombreux procès en perspectives qui attendent Ali Bongo et son administration, pourrait bientôt figurer celui des impayés liées aux activités de Richard Attias and Associates. L’amitié financière entre Ali Bongo et le puissant cabinet de lobby qui avait pourtant fait les beaux jours de son premier septennat avec l’organisation notamment dès 2012 de trois éditions des NYFA, pourrait bien finir devant des tribunaux parisiens.

Si pour les deux premières éditions, Ali Bongo a pu régler la note sans problème. Il n’en est rien de la 3e édition qui a eu lieu à Libreville du 28 au 30 août 2015 en même temps que l’AGOA. Bien que les retombées de ces rendez-vous à grand renfort de budget sont toujours attendues, il n’en demeure pas moins que les services contractés ne sont toujours pas réglés par la partie gabonaise. Une situation qui a eu le chic de mettre en froid les deux anciens partenaires d’affaires.

Selon La lettre du continent, pour faire accélérer le paiement de cette facture qui traîne depuis de longs mois, Richard Attias se serait déjà attaché les services de l’avocate parisienne Emmanuelle Hoffman. Celle-ci a déjà mis en demeure de payer les différentes autorités gabonaises impliquées dans cette affaire : du directeur de cabinet présidentiel d’Ali Bongo et deux ministres en charge de l’Economie, du Budget et des comptes publics.

Si rien n’est fait dans les prochains jours, le Gabon d’Ali Bongo pourrait à nouveau alimenter les pages judiciaires aussi bien des médias que de tribunaux français, vu la compromission au régime, de celle gabonaise. Une série noire de procès qu’accumule l’administration d’Ali Bongo qui visiblement a du mal à honorer sa parole auprès de nombreuses entreprises dont elle s’est attachée les services premium.


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