Présidentielle 2016

Ali Bongo dépose officiellement sa candidature sous fond de tensions avec l’opposition

Ali Bongo dépose officiellement sa candidature sous fond de tensions avec l’opposition
Ali Bongo exhibant hier devant ses militants, le récépissé de dépôt de sa candidature © 2016 D.R./Info241

Le président gabonais sortant Ali Bongo, a tenu hier à faire un meeting géant à Libreville pour le dépôt officiel de sa candidature à la présidentielle gabonaise du 27 août. Seul hic, la manifestation politique a été écourtée en raison d’une contre-manifestation de ses opposants et de la société civile opposés à sa nouvelle candidature. Plusieurs arrestations ont été signalées.

Grosse journée samedi pour la politique gabonaise. Ali Bongo réunissait son monde à la Cité de la démocratie, peu après avoir fait enregistrer sa candidature à la Commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP) située désormais dans la forteresse. Ali Bongo est le 5e candidat à se faire à enregistrer pour cette présidentielle, si l’on en croit le récépissé de dépôt qui lui a été remis par la CENAP.

Les partisans d’Ali Bongo s’était réunis aux abords de l’esplanade du Collège Charles Ntchoréré samedi en fin de marinée, avant d’organiser une courte procession qui les conduira au carrefour de la cité de la démocratie, situé à près d’un kilomètre et demi, où les attendait un Ali Bongo, tout blanc-vêtu.

Alors qu’il tentait de galvaniser les quelques milliers de ses fans venus l’écouter, son discours a été écourté par des militants de l’opposition opposés à sa candidature. La police qui gardait bien les lieux, a tiré des gaz lacrymogène créant la panique et la dispersion générales même des supporters du président sortant.

Un meeting qui a finalement coupé court pour Ali Bongo suite à l’interventionnisme de la police contre les détracteurs du président-candidat. Il faut dire qu’une grosse polémique plane sur la filiation d’Ali Bongo. Plusieurs procès ont été ouverts pour contester l’acte d’Etat civil d’Ali Bongo accusé de « faux et usage de faux » mais surtout de n’être finalement qu’un enfant Biafrai adopté par Omar Bongo et Josephine Nkama. Cette disposition le rendrait inéligible au fauteuil présidentiel selon la Constitution gabonaise. Ce qui agite logiquement l’opposition depuis près de deux ans.

Rappelons qu’Ali Bongo avait été investi comme candidat du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir depuis 1968) à l’élection présidentielle d’août prochain le 12 mars dernier, lors d’un congrès extraordinaire organisé au cours de la célébration du 48e anniversaire du parti.​ Cette désignation avait aussitôt créée des tensions dans le parti au pouvoir et occasionnée plusieurs départ de barons et cadres historiques du parti fondé par Omar Bongo.


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