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Crise post-électorale

Ali Bongo dans l’indifférence générale, prêtera serment ce mardi à Libreville


Politique
  • Ali Bongo dans l’indifférence générale, prêtera serment ce mardi à Libreville © 2016 D.R./Info241
Publié le 27 septembre 2016 à 08h06min

Plusieurs centaines de morts, annulation de 21 bureaux de votes favorables à l’opposition par la Cour constitutionnelle, rues sur fortes occupations policières, félicitations en mi-teinte de la communauté internationale, c’est sous cette ambiance jugée reluisante qu’Ali Bongo s’empresse ce mardi de prêter serment pour un second mandat à la tête du Gabon.

Alors que l’opposition gabonaise continue de contester les résultats validés et réajustés au profit du président sortant par la Cour constitutionnelle, Ali Bongo s’apprête lui à recevoir ce matin, les attributs officiels de président du Gabon pour les 7 prochaines années.

Au pas de course, la Présidence de la république gabonaise a annoncé hier son intention de procéder ce 27 septembre à la cérémonie de prestation de serment d’Ali Bongo soit 3 jours après le verdict de la Cour constitutionnelle. A cette vitesse effrénée, rien n’a filtré sur les hôtes du président « réélu » à cette cérémonie d’investiture.

La crise post-électorale née de l’annonce de la victoire d’Ali Bongo le 31 aout dernier aurait fait 212 morts selon certaines sources (3 officiellement). Depuis plusieurs leaders syndicaux et de l’opposition sont en prison et l’on assiste depuis à la montée vertigineuse des privations de libertés publiques de citoyens jugés proches de l’opposition. Plusieurs assassinats ont d’ailleurs été perpétrés contre les soutiens de Jean Ping quand ils n’ont pas été purement arrêtés par les autorités gabonaises.

C’est donc dans cette atmosphère délétère qu’Ali Bongo souhaite se porter une seconde fois à la tête d’un pays qui n’a toujours pas pansé ses blessures. Un pays où la répression anti-opposition par la justice gabonaise a fait gonflé le nombre de prisonniers politiques. Le gouvernement gabonais continue d’ailleurs cette traque pour s’assurer du hold-up électoral conçu avec le soutien d’institutions inféodées au régime.

Rappelons qu’Ali Bongo avait été porté à la tête du pays le 16 octobre 2009 après le décès de son père qui a régné sur le Gabon durant 42 ans. A l’élection contestée de 2009, succédera encore celle de 2016 dont le manque de crédibilité et de transparence relevées notamment par la communauté internationale, ne déteint aucunement sur les aspirations d’Ali Bongo à régner comme son père avant lui, sur l’état pétrolier pour les 7 prochaines années.


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